Réseau social qui désocialise et qui t’éloigne de toi-même.

Réseau social qui désocialise et qui t’éloigne de toi-même.

Temps de lecture : 8 minutes.

Ceci n’est pas un texte qui vise à se culpabiliser davantage, mais bien à s’observer. 

Parce que...

Quand on s’observe, on se comprend un peu mieux. 

Quand on se comprend un peu mieux, on sait ce qu’on aime. 

Quand on sait ce qu’on aime, on sait ce qu’on n’aime pas.

Quand on sait ce qu’on n’aime pas, on fait des choix éclairés.

Et un choix éclairé est un choix fait hors de la réaction et de l’automatisme recherchant un réconfort et/ou un évitement.

Avec intention & attention.

Avec présence & conscience.

Source: afterskool

On t’a dirigé sur cette page parce qu’on veut t’éloigner d’où tu te trouvais (fb, iG, tiktok, snap chat). Nous espérons faire pause sur ta boucle de dopamine et amener un petit moment d’introspection KOOL. Si t’étais au début de ta «dose» (tu scrollais depuis peu) peut-être ressents-tu une immense envie de quitter cette page pour y retourner ? Surtout parce que lire c’est moins gratifiant que de se gaver de vidéos de peut-être ton sport préféré parce que t’aimerais être aussi bon ?

Peut-être de «personnages sociaux» que t’aspires à être en raison de la reconnaissance qu’ils reçoivent (likes, views, followers) ? Peut-être d’actualité pour être à jour dans tes discussions et sentir que tu peux appartenir et contribuer aux conversations enflammées ?

Peut-être d’animaux trooop mignons parce que t’as besoin de douceur et d’une pause de ton discours interne rempli de honte et de culpabilité ? Peut-être de viédos touchants, de ta nouvelle passion cuisine, drinks, rangement, décos, tatts... bref les «peut-être» sont  infinis, on sait jamais ce qui suit, mais notre cerveau anticipe déjà la joie de la dopamine et il va tout faire pour t’y amener.

Quand il ne réussit pas à t’y amener à ton insu, il y aura peut-être des phrases déculpabilisantes pour valider le comportement impulsif comme « allez juste un peu ! Tu pourrais être entrain de te droguer ! J’ai pas scrollé encore aujourd’hui ! Hey je suis vraiment curieux de ce qui s’est passé à OD hier ! etc etc ». Ton cerveau sait déjà qu’il va préférer ça à l’effort cognitif d’une autre tâche et le poids de la responsabilité qui vient avec celle-ci. Pourquoi ? Peut-être ça fait monter en flèche l’anxiété reliée à la peur de l’échec, de la déception, de ne pas performer et à la peur que ce ne soit pas assez parfait selon ta perception illusoire de perfection. 

Malheureusement, les réseaux sociaux stimulent un peu trop notre cerveau. Il y a tellement d’informations différentes qu’il est impossible d’intégrer, de prioriser et de classifier tout ça. C’est simplement inhumain. L’algorithme apprend à te connaître mieux que toi même. Ça fait peur à dire, mais c’est le cas. C’est possible, car tu lui enseignes à travers tes comportements. Tout est étudié, classifié et ajusté à ton profil; chaque click, zoom, durée sur un type de post et chaque recherche. Tout ça n’est pas fait par un humain, mais par la machine elle-même. La machine n’hésite pas, elle est programmée pour te programmer. Elle n’a pas de sens moral, ni de souci de ton bien-être interne. Elle ne se dit pas avec un soupçon de remord : « ouainnnn, si je lui montre uniquement ce que cette personne semble aimer peut-être qu’elle va devenir dépendante et esclave de la gratification instantanée ?

Peut-être qu’elle va regresser dans ses aptitudes sociales ? Peut-être qu’elle va accorder plus d’importance à son image et peut-être que ça l’entraînera dans une boucle destructive de pression innécessaire, de comparaison aux «meilleurs» moments arrangés des personnes virtuelles et son estime finira en compote... »  

Source: afterskool

Les réseaux sociaux ça soulage, temporairement, mais ça fait réellement du bien. C’est ce qu’on pense, car ça laisse de côté notre besoin de performer qui est rendu trop angoissant à faire face. Parfois, on ne prend pas le temps de nous questionner comment on se sent face à nos responsabilités, de discerner et rectifier la pression qu’on se met pour une certaine tâche. Parfois c’est le discours interne qui commence à dicter nos actions avec peu d’amour, en ayant comme objectif un résultat pas moins que parfait, comme tout ce qu’on voit sur les réseaux sociaux. Et le plus important, on veut voir ce résultat avec un seul geste, comme un click. 

Source: afterskool

C’est de cette façon qu’un beau matin, tu t’aperçois que tu es rendu.e efficace, mais très peu effectif.ve. L’efficacité ici fait référence à être bon.ne dans quelque chose. Une chose utile? Là est le dilemme. Par exemple, tu es rendu.e excellent.e à comprendre/parler de quelque chose qui te passionne ou qui te tient à coeur. Peut-être à prendre place dans une cause sociale, à expliquer tout ce qui ne se fait pas correctement (égalité de genre, sexe, ethnies, environnement, politique) et à revendiquer compensation et/ou censure. Par contre, dans l’effectivité qui fait référence à un effet réel et concret, on s’aperçoit qu’on est parfois à côté de nos responsabilités et de nos tâches prioritaires. 

Ce n’est pas de ta faute. Les coupables sont les dirigeants qui ont priorisé l’argent au bien-être humain. C’est de la faute de ceux qui ont créé ces algorithmes et ces machines. C’est de la faute de la culture de performance... Ce n’est pas de ta faute et tu n’as pas choisi de développer cette addiction, mais tu es responsable de comment tu réagis, une fois que tu t’aperçois de l’ampleur et de l’impact de tes comportements. 

Est-ce que ça veut dire qu’il faut faire la guerre ? Qu’ils doivent payer pour ce qu’ils font à notre société ? Je ne sais pas, je ne fais que réflechir à voix haute. Ce que je pense c’est que la haine, l’hostilité et la vengeance mènent présentement à la culture de la compensation et nous éloigne de plus en plus les uns des autres, c’est assez évident dans l’actualité. Supposons que ceux derrière les médias sociaux avouent leurs torts et tentent de les réparer, nous les « victimes » de la technologie ne seront jamais rassasié.e.s. Selon moi, le plus grand geste de rébellion se trouvera dans le détachement et la prise de contrôle de nos actions dans l’amour. L’amour de soi et l’amour d’autrui. Ainsi, porter dans chacun de nos échanges une posture alternative remplie de compassion, de curiosité car nous parcourons tous nos chemins avec différents bagages et à différents rythmes. Nous pourrions nous enseigner avec de l’ouverture et de la vulnérabilité.

QUOI tu fais, importe beaucoup plus que COMBIEN tu en fais et surtout COMMENT il en résulte (à quel point c’est parfaitement fait selon tes standards irréalistes). Je l’écris ici pour me le rappeler en fait. C’est une lutte quotidienne, avec moi-même et c’est ce qui est bizarre non ? Devoir se battre contre son comportement ?

Cet article est un texte d’opinion, voire un témoignage. Il ne remplace pas des conseils d’un professionnel de la santé et est bourré de mes propres biais. Je ne souhaite pas généraliser l’impact des réseaux sociaux sur les gens. C’est un problème social beaucoup plus complèxe que ce qui se trouve dans ce cours article. Ce qui est sûr, c’est que je t’invite à partager si tu as trouvé pertinente la réflexion et surtout à partager toi-même comment les réseaux sociaux t’impactent quotidiennement. Partager c’est d’offrir l’espace à quelqu’un d’autre de se voir à travers ton vécu, peut-être même de mettre des mots sur ce qu’elle vivait sans le savoir. 

R.in

Regarde.in

Ræssemble.in

 

Sources et liens à explorer: 

https://www.aide.ulaval.ca/psychologie/textes-et-outils/difficultes-frequentes/la-cyberdependance-quand-internet-prend-les-commandes/

https://cyberdependance.ca/

Work less & me more productive - tim ferris

https://youtu.be/GhFOSO15vf0

Millenials in the workforce. 

https://youtu.be/QXWNChoIluo

Dopamine fasting 2.0 - overcome addiction & restore motivation. 

https://youtu.be/jCWADjUA9iI

Le début de la regression humaine ? - Guillaume Dulude. 

https://youtu.be/2huKMKSDjDs

How childhood trauma leads to addiction - Gabor Maté.

https://youtu.be/BVg2bfqblGI