Véronique - Sous pression – KOOL

La confiance, l’amour de soi, la pression et la comparaison. Ce sont toutes des choses sur lesquelles je travaille encore au quotidien.  

Depuis le primaire, je recherche l’approbation des autres, je voulais plaire à tout le monde et au secondaire, ça n’a fait que s’accentuer. Je me suis cherchée pendant plusieurs années, je faisais ce qu’on me disait de faire au lieu de prendre des décisions en fonction de ce que moi je voulais. Je désirais absolument réussir et être reconnue par mon entourage. Par contre, pendant ces années, au fond de moi j’étais malheureuse. 

Dans toutes les sphères de ma vie, mais principalement au niveau scolaire, j’étais extrêmement exigeante envers moi-même et je trouvais que je n’en faisais jamais assez. Au cégep, je me suis mise à me comparer aux autres énormément et j’ai commencé à vivre de l’anxiété au quotidien. C’est lorsque j’ai vécu ma première crise d’angoisse que j’ai vu que quelque chose clochait, mais je ne prenais pas le temps de regarder le problème en face, car c’était difficile et ça me demandait beaucoup d’effort et de courage.  

Puis, à l’université, j’ai reçu une claque au visage. Mes insécurités ne faisaient qu’augmenter et je suis entrée dans un « mood » de performance qui était malsain. Je voulais absolument avoir des bonnes notes dans tous mes cours. Je ne visais pas moins que la perfection, car je croyais que c‘était de cette façon que j’allais enfin pouvoir être fière de moi et heureuse. Cependant, cela n’a pas fonctionné, je me mettais tellement de pression sur les épaules que le soir lorsque je me couchais je sentais que je n’en avais pas fait assez et je n’étais pas fière de ce que j’avais accomplis dans ma journée. Rapidement, cette pression était rendue trop intense et je n’étais plus capable de la supporter. Je n’avais plus d’énergie, je faisais de l’insomnie, j’étais souvent triste et je n’avais plus envie de rien faire. À ce moment, j’ai décidé d’en parler à des personnes autour de moi et de demander de l’aide à des professionnels de la santé. Les professionnels m’ont dit que je faisais une dépression.  

J’ai pris une pause afin de prendre du temps pour reconnecter avec moi et j’ai compris qu’il est parfois nécessaire de ralentir pour pouvoir avancer plus rapidement par la suite. Aujourd’hui, presque deux ans plus tard, je peux dire que le côté positif de cet épisode est que j’ai appris à m’accepter comme je suis et à avancer à mon rythme sans me taper sur la tête. J’apprends à être moins exigeante avec moi et à arrêter de me comparer aux autres. J’ai encore du travail à faire, mais j’ai la chance de pouvoir évoluer.  

Ce que je souhaite que vous reteniez c’est qu’il est important de prendre du temps pour soi chaque jour et de faire ce que vous aimez; entraine-toi, danse, monte des montagnes, écris, lis, médite, relève de nouveaux défis mais faisle pour toi et non pour « fiter » dans la société. C’est important d’être à l’écoute de nos émotions, car les réponses se trouvent à l’intérieur de nous et c’est en étant bien avec soi-même que le réel bonheur est possible.  

Nous sommes uniques et nous brillons tous à notre façon.  

N’oublie pas que les périodes difficiles ne sont qu’un passage et que le soleil finit toujours par refaire surface.  

 Véronique 

  

  

  

  

  

  

  

  

 

 

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