J’ai lâché les réseaux sociaux pendant 7 jours, voici ce qui est arrivé…

Par Juan

L’autre jour, je parlais avec mon meilleur ami de la pluie et du beau temps et nous en sommes arrivés à échanger sur les réseaux sociaux…  

L’omniprésence de cet univers dans notre quotidien a amené une réflexion sur l’impact que ça avait sur toutes nos interactions et sur nos comportements. Un défi s’est alors lancé : Qu’arriverait-il si je quittais les réseaux sociaux pendant une semaine? Voici mes réflexions les plus personnelles de cette semaine enrichissante.  

JOUR 1. LA VOIX DE LA CULPABILISATION 

Cet objectif me tenait à coeur et c’était important pour moi de le réussir.  

Dès cette première journée, je me suis rendu compte qu’il y avait une immense faille dans la posture que j’avais envers moi-même. Cette envie de faire quelque chose de bon pour moi s’était transformée en une occasion de ressortir un discours interne culpabilisateur prêt à bondir si je me laissais tenter…

Je rencontrais à nouveau une voix qui m’avait trop longtemps suivie. Une voix me plongeant dans une anxiété, dans un besoin de performer et qui a longtemps alimenté ce sentiment de ne jamais être assez.  

HEUREUSEMENT je la connaissais déjà cette voix. Pour m’en défaire, je l’ai tout simplement laissée prendre la place qu’elle voulait prendre. Je me suis assis, j’ai fermé les yeux, je me suis concentré sur ma respiration et je l’ai observée sans aucun jugement, voire même avec un sourire rempli d’amour pour moi-même.

Tranquillement, cette observation hors de la réaction a dissipé cette voix. J’ai donc pu, de manière consciente, la transformer en un état positif et de présence. Cela m’a permis de mettre de l’avant le fondement de cet objectif de me tenir loin des réseaux sociaux. Je tenais à le faire, car j’avais l’impression de ne plus avoir le contrôle sur ma personne… Mon discours interne a donc pu devenir positif et rempli de compassion envers mon état présent.  

 Mohanā मोहन [Illusion] 

«Celle qu’on doit briser. Celle qui nous garde dans notre prison intérieure et dans ce sentiment d’unicité existentielle qui nous empêche de voir le cadeau déguisé dans chaque difficulté rencontrée ici et maintenant.»

 

JOUR 3. DÉBUT DE LA LIBERTÉ

MAGNIFIQUE sentiment de liberté et de contrôle qui est apparu en ouvrant les yeux et en étant capable d’observer, de manière détachée, l’ancien geste automatique d’ouvrir mon cellulaire et de regarder ce que javais pu manquer durant la nuit. 

Mon matin s’est vite transformé en un moment précieux pour moi. C’est grâce à un réveil progressif loin de la dopamine éphémère des réseaux sociaux, ainsi qu’à un espace pour permettre au corps de se réveiller que je me suis senti libre et que je commençais la journée du bon pied. Cette énergie fraîche et présente de la matinée s’est transmise tout au long de mes obligations de la journée 

En effet, mon état de présence s’est maintenu jusqu’à l’heure du coucher. Je me suis surpris à observer et remarquer plus de choses qu’à l’habitude. Les subtilités des nuages dans le ciel, les arbres, les oiseaux qui volaient dans les airs… je me suis surpris à observer la route de manière attentive et impliquée, comme si j’étais dans un tableau dont je découvrais le décor au fur et à mesure que je roulais.  

JOUR 4.  PENDANT TOUT CE TEMPS, JE PENSAIS MANQUER DE TEMPS…

Malgré la présence écourtée du soleil, ma journée a semblé plus longue et remplie. Je dois avouer être un peu gêné de partager qu’au moins 4 HEURES de ma journée se perdaient dans la navigation des réseaux sociaux auparavant.

Sache que je partage ma gêne sans avoir aucune autre référence de ce qui est bien ou mal, beaucoup ou peu. Que ta navigation quotidienne sur le « gram » et « fb » soit moindre ou supérieure à 4 heures, la question est : « Est-ce que ça bonifie ta journée? ». Dans mon cas, cette distance prise ce quatrième jour m’a permis de me rendre compte du mirage que je m’étais créé. 

En effet, j’ai réalisé que dans le passé je me suis surpris à me raconter des excuses pour me déculpabiliser et pour justifier ma présence sur les réseaux sociaux. Voici quelques exemples :  

« Les réseaux sociaux me permettent de garder contact avec les gens que j’aime… » 

« Les réseaux me permettent d’apprendre en suivant des pages qui nourrissent ma tête et mon cœur… » 

« Les réseaux sociaux, c’est un univers rempli d’occasions pour s’inspirer et pour s’épanouir professionnellement… »  

PEUT-ÊTRE, MAIS… Sommes-nous réellement capables de discerner en pleine conscience où se trouve la limite entre les bénéfices et les impacts négatifs que les réseaux sociaux ont sur nous? Sommes-nous plus intelligents que les algorithmes qui sont faits pour nous bombarder de publications en lien avec nos « intérêts personnels »? Avons-nous le dessus sur l’intelligence artificielle? Ou celle-ci est assez intelligente pour nous offrir un jardin où on cultive malgré nous déni, évasion, confort cognitif et recherche de reconnaissance externe, nous éloignant de notre amour-propre?   

JOUR 7.  LE BONHEUR DE LA SOLITUDE ET DE VIVRE LE MOMENT PRÉSENT

C’est en ce dernier jour de mon objectif que j’ai pu voir, en une semaine seulement, l’impact significatif que ça avait sur toutes les sphères de ma vie.   

En résumé, voici mes trois plus grandes réalisations :  

Cette ultra-connectivité m’a ultra-déconnecté de moi-même. 

Le fait d’être virtuellement actif nous empêche automatiquement de pleinement profiter de notre moment présent.  

Il faut apprendre à prendre le temps. 

Il est faux de croire que le temps nous manque. Ce qui manque réellement c’est un état de présence. Sans cet état, les minutes passent, mais on n’a pas pris le temps de les apprécier à leur juste valeur.  

 Je n’ai rien manqué. 

Ce besoin de rester connecté et cette fausse peur de manquer quelque chose sont des signaux qu’il y a un vide que tu portes à l’intérieur. Si quelqu’un veut te rejoindre en urgence, il n’a qu’à t’appeler. Active ton son et laisse ton cell de côté s’il ne t’apporte rien au moment présent. 

Prends plutôt ce temps pour t’asseoir avec ta propre personne et observe tes états. Il n’y a rien qui t’apportera plus de paix que le sentiment de te connaître et d’être présent pour toi.  

«Comme le lotus qui avant de fleurir doit traverser boue et eaux troubles, toi aussi tu peux te permettre de briller malgré les difficultés rencontrées. Faire preuve de résilience et prendre soin de soi, c’est ça être KOOL!» ♥️

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