Comment repousser tes limites de façon saine? PARTIE 1 – KOOL

Partie 1

Est-ce que tu t’es déjà senti tiraillé entre le fait de vouloir pousser tes limites, de vivre de nouvelles expériences tout en te sentant à boute et en sachant que tu aurais besoin de prendre un moment pour te recentrer sur toi-même ? Souvent, on veut tellement, mais on oublie de se respecter. D’autres fois, on s’écoute tellement, qu’on oublie de se pousser. Gros dilemme.  Mais que faire ? TA ! TA ! TA ! TAM ! Bon, ça suffit le théâtre. Revenons les deux pieds sur terre. On te propose une réponse à ce dilemme afin de pousser tes limites de manière optimale. 

Pour être en mesure de respecter tes limites, tu dois d’abord les connaître. Ben en gros, te connaître toi-même, et ce, sous tous les angles. Mais là, tu commences à savoir comment on fonctionne, on ne te laissera pas tout seul en bas de cette grosse montagne.

Pour y arriver, le sujet sera couvert au moyen de 2 articles distincts. Le premier (celui que tu vas lire dans deux minutes) te permettra de mieux connaître tes limites pour ensuite les prendre en considération de manières proactives lors de la détermination de tes objectifs. Le deuxième, celui que tu liras dans deux semaines… (on espère hihi!) Ben, tu verras en temps et lieu !

Connais tes limites

On te propose d’abord 3 facteurs à prendre en compte afin que tu puisses identifier tes limites. Il s’agit de tes besoins, de tes vulnérabilités et du contexte dans lequel tu te retrouves.  Une fois que tu connaîtras tes limites, tu devras les considérer au moment de la mise en place de tes objectifs afin que tes attentes envers toi-même soient en accord avec ces derniers. De cette manière, tu parviendras à respecter ton rythme, tout en répondant à ton besoin de satisfaction personnelle.

Tes besoins

C’est quoi?

Cette section se réfère principalement aux besoins de la pyramide de Maslow. Ainsi, comme le présente l’auteur de cette théorie, pour être en mesure de passer au besoin suivant, tu dois avoir répondu à celui ou ceux qui viennent précédemment. Par exemple, si tu n’as pas comblé ton besoin de sécurité, tu ne pourras évidemment pas satisfaire ton besoin d’appartenance. Par la suite, il est important de soulever que chaque individu possède une perception différente de ses besoins et de la satisfaction de ceux-ci. Ainsi, pour une personne, dormir 6 heures pourrait être suffisant pour combler son besoin de sommeil tandis que pour une autre, 10 heures lui seraient nécessaires. Afin de considérer si un besoin est comblé ou non, tu dois te questionner à savoir si tu ressens un certain inconfort. Il peut être autant physique que psychologique. Si tu en  détectes un, il est important de te questionner afin de savoir d’où il provient. C’est ainsi que tu seras en mesure de cibler quels besoins ne sont pas satisfaits.

Concrètement, t’en fais quoi?

Il est vrai qu’on aimerait tous se surpasser et atteindre l’excellence sans trop d’efforts. Toutefois, il nous arrive d’avoir des besoins non répondus qui agissent telles des urgences auxquelles on doit répondre, pour ensuite arriver à se pousser plus loin. Effectivement, un besoin non comblé pourrait affecter ta disponibilité à répondre aux prochains. Il est donc important de se fixer des objectifs en fonction d’où tu te situes par rapport à la pyramide de Maslow. Par exemple, si un soir tu te sens indisposé et que malgré toute bonne volonté tu n’arrives pas à trouver la concentration nécessaire pour écrire un travail, pose-toi des questions. Peut-être est-ce lié à un besoin physiologique, tel que la fatigue. Il serait donc pertinent d’en être à l’écoute et d’accepter de remettre la tâche à plus tard. Bien que cela puisse être confrontant sur le coup et mener à une certaine déception, le fait d’agir ainsi réduira la perte de temps pouvant être occasionné par ce manque de disponibilité mentale. De plus, ça risque de mener à moins de frustration en lien avec une incapacité à être aussi efficace que souhaité. Remets donc ton travail à moment où ton corps et ton esprit seront disposés à le faire. Au final, soit conscient d’où tu te situes par rapport à tes besoins et ajustes ton tir en fonction de ceux-ci. C’est ainsi que tu seras en mesure d’avoir de petits accomplissements chaque jour.

Tes vulnérabilités

C’est quoi?

Celles-ci peuvent venir restreindre ta capacité à réaliser certaines choses, étant donné qu’elles sont souvent liées à des difficultés ou à une sensibilité particulière que tu possèdes face à certaines situations. Ainsi, ces vulnérabilités impliquent parfois la mise en place de stratégies adéquates venant compenser la difficulté vécue. Il peut s’agir d’outils particuliers. Prenons l’exemple d’une personne ayant une dyslexie, qui pourrait avoir besoin d’un ordinateur pour réussir ses examens, ou d’une personne ayant de l’anxiété qui traîne avec elle sa balle de stress.

Psss : pour en savoir davantage sur ce que comprend le concept de vulnérabilités, va voir notre article 4 – S’accepter, mais cette fois-ci pour vrai !

Concrètement, t’en fais quoi?

Que tu le veuilles ou non, tes vulnérabilités font partie de toi. Sachant cela, dis-toi que c’est en les considérant que tu pourras diminuer l’emprise qu’elles peuvent avoir sur toi. Cela permettra à ton objectif d’être réaliste. Et ça, c’est primordial ! Un humain qui est constamment heurté à des échecs aura la tendance naturelle de se décourager. Il vaut donc bien mieux cibler des succès plus petits, mais atteignables. Tu verras, le tout prendra une tournure bien plus encourageante !

Le contexte

C’est quoi?

Ce facteur concerne tout élément pouvant venir influencer les possibilités qui s’offrent à toi,  et donc par le fait même, tes attentes envers toi-même. Il peut s’agir autant de ton âge, de ton milieu, des événements auxquels tu es exposé, de la période de l’année, et de bien d’autres choses. Un exemple qui devrait rejoindre bien des lecteurs : si tu es dans un contexte de fin de session, ce n’est peut-être pas le meilleur moment pour te fixer comme objectif le développement de nouvelles habitudes de vie, tels un programme intensif d’entraînement ou un plan alimentaire restrictif. En effet, puisque la majeure partie de ton énergie sera déployée sur tes obligations académiques, ta disponibilité en sera probablement affectée.

Concrètement, t’en fais quoi?

Au moment où tu te fixeras des objectifs, tu devras donc faire preuve d’une certaine bienveillance envers toi-même, en reconnaissant que le fait d’alimenter des exigences trop élevées à ton égard ne ferait que te mettre une pression inutile et malsaine. Une certaine indulgence envers toi-même sera donc de mise. De la même manière que tu ne demanderais pas à ta mère débordée par la préparation des fêtes de se lancer dans la rénovation de ta chambre avec toi, ne te demande pas l’impossible ! Chaque chose en son temps.

Ce qu’on vient de te présenter, c’est un peu l’équivalent de la pédale de frein. Le fait de connaître tes besoins, tes vulnérabilités et le contexte dans lequel tu es te permet de rester en contrôle dans des moments où t’aurais une envie d’excès de vitesse.  Dans le fond, considérer tes limites c’est mettre le pied sur ta pédale à frein pour ne pas rentrer dans un mur. Parce que c’est dont facile de se laisser emporter par des projets de trop grande envergure !

Sur ce, on te lance un classique un peu quétaine : Lire un premier article, c’est bien…mais lire un deuxième, c’est encore plus KOOL…alors reste à l’affût 😉 

Cath et Mel xx

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